Nous étions arrivés dans un petit quartier assez calme à l’entrer d’Arès, aucune circulation, aucunes
infrastructures bruyantes, un vrai petit coin de paradis.
Quand je fus sorti de la voiture, je fus frappé par cette grande maison à étage aux couleurs orangé et verte, je trouvais
réellement que l’aspect extérieur très joli.
Un petit portail en bois vert, avec une clôture toute simple, des fleurs étaient disposées devant celle-ci, la maison me
semblait vraiment accueillante.
Je gravissais deux petites marches pour rentrer dans une sorte de serre où se trouvait une table en bois et des plantes
vertes.
Il fallait encore franchir une autre porte, qui me plongea dans cette curieuse maison.
En face de moi, je voyais la cuisine typiquement française avec une table rectangulaire. A ma gauche, un escalier conduisant à
l’étage, et je voyais une autre entré qui devenait amené au salon.
J’aimais beaucoup l’atmosphère de la maison, mes yeux ne pouvaient pas s’empêcher de se promener car les décorations racontées
des voyages, une statuette d’Afrique, une sculpture typique des aztèques et d’autres décorations provenant du tière monde.
J’en suis venu à la conclusion que ces habitants avaient dû voyager pendant un certain nombre d’années pour enrichir
culturellement leur maison.
Difficile à croire que dans cette maison agréable, la mort avait pu frapper.
L’inspecteur Jarod questionna la mère et lui demande la permission de monter à l’étage.
« -Ecoutez moi, je ne veux pas vous forcer, mais vous n’êtes pas obligés de venir avec moi, les séries américaines vous
ont bercées de cadavre baignant dans leur propre sang, mais aujourd’hui, ce n’est pas de la fiction, vous allez rencontrer et regarder la mort en face.
Mais si vous ne vous sentez pas encore prêt, je vous conseille amèrement de rester ici. »
Il nous regardait avec ses grands yeux marron, ses yeux nous provoquaient implicitement, il nous invitait à venir nous
confronter à la réalité, mais si nous dédaignions cette invitation, nous serions pour lui des intellectuelles sans valeur.
Je détestais que l’on lance des défis, alors je passai devant Antoine et l’inspecteur, je montai les marches d’un pas décidé,
mais mon cœur battait de plus en plus vite, j’avais des bouffés de chaleur, quel sentiment étrange, la peur, aurais-je peur ?
Mais non, la mort ne me fait pas peur, je n’ai pas peur d’elle.
Au palliais, je me stoppai net, j’entendais de la musique, suis-je entrain de devenir fou ?
Je connaissais très bien cet air, j’étais près à parier que le titre de la musique était Sleeping In Sun du groupe
Nightwish.
Je ne pouvais pas me retenir de chantonner les paroles dans ma tête, et je me souvenais presque des paroles et même
de la traduction alors que j’étais loin d’être un géni des langues
" I wish for this night-time
to last for a lifetime
The darkness around me
Shores of a solar sea
Oh how I wish to go down with the sun
Sleeping
Weeping
With you "
En français, cela donne:
" J'aimerais que cette nuit dure une éternité. La pénombre qui m'entoure, les
rives de cette mer solaire. Oh comme j'aimerais partir avec le soleil, dormir et pleurer, avec toi. "
Cette mélodie avait l’art de me mettre les larmes aux yeux, mais ce n’était ni le lieu, ni le moment pour me laisser envahir par mes émotions.
Pendant que je me souvenais des paroles, Antoine m’avait rejoint, avec notre subordonné. Ils rentrèrent ensemble dans la
chambre de la victime, soudain, je vis Antoine ressortir de la pièce, il chercha les toilettes qui étaient à droite de l’entrée de la chambre et il se mit à vomir.
Cette scène me conforta dans mon appréhension, je n’avais jamais vu Antoine dans un état comme celui-ci.
La peur montait, mais j’avançai, j’avançai lentement, je rentrai dans la chambre, d’ailleurs une très jolie
chambre.
C’était une chambre de lycéenne, en face de l’entrée un ordinateur avec écran plat et une webcam, à coté de l’ordinateur,
une petite télé avec un démodulateur, à gauche de moi un tableau blanc comme ceux que possèdent les professeurs, je distinguais des photos, et des numéros de portables ou de fixes.
A droite de moi, une table de nuit avec une radio, une lampe, des magasines féminins et quelques livres. Je remarquai que
contre le mur un sorte de mimi à mac était collé contre le mur avec de nombreuses de peluches de toutes tailles dessus..
Le plus surprenant se fût la peluche de Oui-Oui, mais bon, la jeune fille adorait posséder des peluches de toutes tailles et de
tous genres.
Jador vint à coté de moi, il pose délicatement sa main sur la couette bleu ciel et il la souleva progressivement.
La couette dévoila le pire des spectacles que mes yeux aient connu…
Une jeune adolescente, brune aux cheveux assez longs qui arrivaient jusqu’aux niveau des épaules. Elle portait un simple
pantalon gris un peu délavé, ainsi qu’un thee shirt blanc avec à son milieu un cœur rouge.
Mon regard resta fixé sur ses bras. Des bras lacérés, le sang coulait encore un peu jusqu’à ses mains blanches. Les entailles
étaient réellement profonde car le sang était rouge vif, elle avait du s’attaquer avec violence extrême sur ses veines et artères, montrant une triste détermination à vouloir
mourir.
Le sang ne s’était pas répondu non seulement sur ses bras, mais aussi sur le lit.
Elle baignait comme un ange insouciant dans une marre de sang.
La mort avait du être lente, très lente, même trop lente, la jeune demoiselle avait finit par perdre connaissance pendant que
son sang s’évada de son corps.
Je n’arrivais plus à me détacher de son regard fermé, elle était morte dans une si jolie maison, elle avait une chambre si
belle, si éclairée, pourquoi se suicider ?
Pourquoi a-t-elle mis fin à ses doux jours ?
Je ne comprenais pas…
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