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Mercredi 20 février 2008
fantastique005a-3.jpg
Pour ceux qui se trouvent sur cette page, vous allez tomber dans un monde fantastique.
Je vais vous raconter des histoires fantastiques que j'écris quand j'ai un peu de temps à moi.
J'adore écrire des nouvelles fantastiques car depuis que j'ai lu des nouvelles fantastiques de Maupassant j'ai eu un déclique.
Je vais vous montrer mes écrits, je ne sais pas si çà va vous plaire.
Je vous souhaite un bon courage pour me lire.
Merci pour ceux qui ont pris le temps de me lire.
Je vous remercie.
je vous dis bonne lecture.


Les Titres : 
-
La Dame Blanche
-L'Armoir
-L'Ombre de la 28ieme
-Sensation étrange
par The_Wheel_Of_Fortune publié dans : Ecriture : Nouvelles Fantastiques
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Mercredi 20 février 2008

La Dame Blanche

 
Après la session Bac 2207-2008, Romain passa avec succès les épreuves de la section scientifique de son lycée de secteur.
Ses amies décidèrent d’organiser une fête post-résultat pour partager leurs différents souvenirs du lycée, pour fêter l’ouverture à une nouvelle vie et leur amitié.
La fête s’amorça très bien, elle eut un certain goût de nostalgie, car ils savaient que les choses allaient changer, alors ils burent, chantèrent, dansèrent et surtout rigolèrent.
Romain devait rentrer chez lui, car les parents de celui qui organisait la fête devait rentrer vers trois ou quatre heures du matin.
Dès que l’heure de se quitter arriva, ils s’embrassèrent, s’enlacèrent, se firent des promesses pour se rassurer que jamais ils se perdraient de vue et ils rentrèrent chez eux en vélo, à pied ou en voiture.
Romain rentra dans sa voiture, pendant un moment il regarda son tableau de bord, il n’arrivait pas à réaliser qu’il avait le Bac, qu’à la rentré il serait en Fac, qu’il aurait un appartement à lui mais qu’ils ne verraient plus ses compères.
Peut-être que l’alcool avait un rapport, mais il se mit à pleurer car les années de lycée allaient quand même lui manquer même si parfois il avait pu les détester.
Il alluma la radio, mit un Cd dynamique pour se réveiller un peu car il commençait à s’endormir.
Pendant le trajet, il chantonnait, tapotait son volant comme s’il était devenu un batteur et il appela ses parents pour leur dire de pas s’inquiéter.
Ses paupières devenaient de plus en plus lourdes, il se sentait fatigué, les épaules étaient lourdes mais il ne voulait pas s’arrêter pour faire une simple pause.
Néanmoins, il était quand même un peu vigilant, surtout lorsqu’il se rendit compte qu’il zigzaguait au milieu de la route, il décida de s’arrêter un petit moment.
Il s’allongea dans sa voiture, il rêvait de sa douce couette et de son grand lit deux places.
Il laissa son esprit voguer sur les vagues de ses rêves et de ses envies, il n’entendait plus la musique, il sentit un grand calme en lui, c’était vraiment reposant.
Soudain, il entendit le bruit d’une personne qui frappe à la vitre, il sursauta dans sa voiture, son cœur battait tellement fort qu’il crut qu’il allait exploser.
C’est une sensation étrange que de se réveiller, d’avoir l’impression pendant quelques secondes de ne plus savoir où nous sommes.
Son regard resta fixer sur la main de la personne qui venait de le réveiller, il vit son visage, et il fut vraiment surpris.
C’était une jeune fille, elle devait avoir le même âge que lui, voir peut être un peu plus.
Elle était brune, cheveux longs, les yeux noisettes et elle avait bouche pulpeuse qui cachait une magnifique sourire.
Il lui demanda qui elle était, elle lui répondit avec un petit sourire qu’elle s’appelait Charlotte.
Il lui posa une autre question :
« 
- Que fais-tu ici ?
Tu es toute seule au bord d’une route près d’une forêt à trois heures du matin ?
- Je fêtai mes résultats du Bac avec des amies, comme il commençait à se faire tard.
Mon copain a décidé que nous devions rentrer chez lui, j’en n’avais pas franchement envie mais il me força à renter dans sa voiture.
On s’engueula comme un vieux couple et j’ai dis une parole assez blessante...
Il s’arrêta nette, et il m’obligea à descendre de la voiture…
Donc je me retrouve toute seule à rentrer chez moi à pied.
-Il est vraiment charmant ton copain, remarqua Thomas
-Oui je sais…
Je m’excuse de t’avoir réveillé, je croyais que ça n’allait pas, je pensais bien faire.
-Ce n’est pas trop grave, je vais pouvoir me mettre en route pour rentrer chez moi, mes parents vont vraiment paniqués s’ils ne me voient pas.
Je vais te paraître un peu brusque et mal à droit, mais tu veux que je te ramène chez toi ?
Je serai au moins sur de ne pas risquer de m’endormir devant mon volant.
-Je te remercie, je veux bien car il fait un peu froid et avec mes talons, je commence à avoir des ampoules aux pieds. »
Romain ressentait un petit faible pour la fille qui se trouvait à côté de lui, ils parlèrent de chose et d’autre.
Ils rigolèrent en racontant leurs histoires de couple, ils discutèrent à propos de l’année prochaine, et de leurs désires d’avenir.
Les paroles de Charlotte le rassuraient, car elle utilisait les bons moments, elle ne faisait pas des belles phrases, elle disait juste les choses simplement.
Après avoir exploité tous les sujets de conversations que l’on peut avoir avec une personne qu’on ne connaît pas.
Il s’installa une atmosphère de silence, Romain essaya de casser le silence, il parla, mais il n’eut aucune réponse.
Alors il posa une question, mais même là, elle se tut, comme si elle venait de perdre sa faculté de parler.
Elle restait muette, elle fixait droit devant elle, comme si elle cherchait quelque chose mais son regard semblait vide.
De plus, on aurait cru qu’elle s’était changée en statut, comme si Méduse l’avait regardé car elle ne bougeait plus et elle restait glaciale.
Elle ne clignait plus des yeux, par contre sa respiration s’accélérait comme si elle était angoissée.
Il voulait s’arrêter, mais ils arrivaient au niveau d’un virage et il savait qu’il serait vraiment dangereux pour eux deux de s’arrêter près d’un virage.
D’un coup, elle se mit à crier, je lui demandai ce qui se passait.
Elle ne répondit pas, elle regardait son ventre, elle posa sa main sur son ventre, et sur sa main anciennement blanche, il y avait du sang.
Le sang commençait à couler de sur ses vêtements, elle continuait de crier et il ne savait pas quoi faire.
« 
-Que se passe t i l ? cria t il
Réponds-moi !
-Ne me regarde pas comme ça, finit elle par dire en le regardant droit dans les yeux.
-Que t’arrives t il ? s’exclama t il »
Il était complètement paniqué, ses mains tremblaient sur son volant, des sueurs froides lui traversaient l’ensemble de son corps.
Elle le regardait dans des larmes plein les yeux, elles coulaient sur son fin visage blanc.
En regardant la scène impuissant, il ne fit pas attention à la route, il ne remarquait pas qu’il roulait trop vite, il ne savait pas non plus qu’il allait devoir manœuvrer un virage réputé pour sa dangerosité.
Soudain, elle poussa un crie strident, posa ses mains sur le volant et le tourna avec force.
 
Romain se réveilla à l’hôpital, on lui expliqua brièvement qu’il avait eu un accident de voiture et que par chance il s’en était sorti.
Les causes de l’accident sont qu’il avait trop bu et qu’il s’était endormi au volant.
Il raconta son histoire, avec la rencontre de Charlotte, mais tout le monde fut étonné car il y avait personne à part lui dans la voiture.
Il était vraiment sur de lui, mais lorsqu’il vit les photos de l’accident il dut admettre que personne n’était présent dans sa voiture.
Pendant l’été, il se demanda s’il n’avait pas rêvé ou si ce n’était pas l’alcool qui lui avait joué de mauvais tour.
Il ne comprenait pas ce qui avait bien pu se passer ce soir là, mais il était vivant.
Un soir, il rêva de son accident, un véritable cauchemar qui le réveilla en pleine nuit.
Ne sachant que faire, il alluma son ordinateur, il fit des recherches pour savoir s’il n’y avait pas eu par hasard d’autres accidents.
Il trouva un article datant de 2005 :
« 
     Nous pleurons aujourd’hui, la disparition de la petite Charlotte Meis 18 ans.
Le virage à l’entrée de notre ville a encore causé un grave accident mais cette fois-ci un de nos enfants est mort.
Elle avait fêté ses résultats du Bac le soir même, elle n’a pas du voir le virage et la voiture s’est encastré contre un arbre ne lui laissant aucune chance de s’en sortir.
D’après le rapport de la police, l’alcool et la vitesse excessive seraient responsable de l’accident, mais l’association Pour Protéger Nos Vies déclarent que le manque de luminosité est aussi responsable de l’accident.
Cet accident remet en question la signalisation de ce virage et aussi de l’alcool au volant
 
Henri Malverik »
 
L’article se terminait par une photo de Charlotte toute souriante, toute belle, toute vivante et toute chaleureuse.
Après il chercha une explication sur le phénomène qu'il avait vécu, et il tomba sur un site nommé "La Dame Blanche".
En lisant, il comprit que parfois une personne qui est morte dans un accident de voiture peut revenir parmis pour nous pour nous sauver la vie.
Romain sentit un pincement au ventre, il eut envie de vomir et il s’allongea sur son lit pour se calmer un peu.
Il essayait de repenser à cette fameuse nuit, mais plus les jours passaient, plus les souvenirs disparaissent avec le temps, comme le vent qui balaye le sable.
Après cette nuit, il décida de rejoindre les PPNV, il voulait que son histoire et celle de Charlotte servent d’exemple pour faire réagir l’opinion publique.
Un jour, alors que le soleil éclairait ses pas assurés, il marcha tout doucement sur le gravié, ses yeux cherchaient quelque chose, et lorsqu’ils le trouvèrent, il avança vers elle.
Il s’arrêta un moment, il baissa le regard, et il déposa une rose rouge sur la tombe de Charlotte.
Il recula et il finit par dire les larmes pleins yeux :
Merci.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
par The_Wheel_Of_Fortune publié dans : Ecriture : Nouvelles Fantastiques
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Samedi 15 mars 2008
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L’armoire :
 
Eric avait une quarantaine d’année, il avait perdu sa maison, son travail et sa femme.
Il n’était pas divorcé, sa femme était morte dans un accident de voiture, cela fait à peine deux ans.
La mort de sa femme engendra une très grande dépression, il arrêta d’aller bosser, de payer des factures et par conséquent il perdit l’ensemble de ses biens.
Après une tentative de suicide désespérée, on le força à consulter un psychologue et on l’aida à s’installer dans un petit appartement et à refaire sa vie.
Ne possédant plus aucunes affaires sauf quelques vêtements et un lit, il allait souvent aux brocantes pour acheter des meubles à bas prix.
Un jour, dans ses recherches, il tomba sur une armoire en chêne, elle était d’un certain âge, mais il eut un double coup de foudre, car elle était belle et surtout pas chère.
Il l’installa à coté de son lit, il fit le trie dans ses vêtements, il classa pantalons, calçons, pulls, chaussettes ainsi que tee shirts.
Il décida d’ouvrir son armoire pour y ranger tous ses habits, il fut surpris de s’apercevoir que le brocanteur avait oublié d’enlever une robe rouge.
Il attrapa la robe et soudainement il ressentit une sensation assez étrange.
Il eut l’impression que quelqu’un venait de lui caresser sa main
Sa main eut un réflexe et relâcha d’un coup la robe.
Il s’assit sur son lit détruisant son travail de rangement, mais il n’y prêta pas attention, il regardait la robe rouge, il se demandait à qui elle pouvait appartenir, et il s’inventa une petite histoire.
Chaque vêtement à son histoire, cette robe a du connaître les bals, les soirées, les anniversaires, ou encore les nouvelles années.
Peut être qu’elle avait été portée à des mariages, mais elle était si jolie, si belle, si magnifique, si parfaite, qu’elle aurait fait concurrence à la robe de la mariée.
Combien de personnes, autant d’hommes que de femmes ont regardé de manière désireuse cette robe ?
Combien de bouche ont commenté celle-ci et la personne qui l’a porté ?
Par ailleurs, qui pouvait être vêtue d’une telle robe ?
Elle était vraiment valorisante pour que ça soit une femme âgée ou même une femme avec un physique comme qui puissent la porter.
Elle était forcément très belle, autant que la robe.
Il l’imaginait blonde, brune, châtain, les yeux marrons noisettes, ou bleues, avec des formes généreuses et voluptueuses.
 Après avoir laissé son imagination partir à l’aventure, il décida de prendre la robe et de la ranger car il ne fallait pas qu’elle ait des plies    
Il ne sut pas pourquoi, mais il amena la robe à son nez et il sourit.
C’était une odeur assez bizarre, même unique, on aurait dit un mélange des plus belles senteurs de l’univers.
Il reconnut le parfum de vanille, de mimosa, de rose, de Margueritte et de violette.
Il adorait ses odeurs, car il lui rappelait les parfums que mettait sa femme.
Il se retrouva à serrer la robe dans ses bras, comme s’il enlaçait sa femme à nouveau.
Lorsqu’il ouvrit les yeux, il dut se confronter à la dure réalité, sa femme n’était pas là, il n’y avait que lui et la robe.
Il se sentit mal, un mal intérieur, car les souvenirs de sa femme revenaient avec fracas à cause de l’odeur de la robe.
Il alla dans sa douche, prit une douche froide et il s’écroula.
Il se souvenait de sa femme qui le prenait dans ses bras sous une douche chaude. Il revoyait leurs corps nus collés l’un à l’autre bercé par les gouttes d’eau chaude.
Ses baisers mouillés lui manquaient tellement.
Il pleura, pleura ses souvenirs et il resta pendant deux heures sous sa douche.
A 20h du soir, il sortit de sa douche, il n’eut pas la force de se préparer à manger, alors il se coucha dans son lit froid.
Il se retourna plusieurs fois dans le lit, il ressentait des vagues de chaud et de froid.
Il n’arrivait pas à s’endormir, il se leva, but un peu d’eau froide et se recoucha.
Hélas, il resta éveillé, les yeux grands ouverts dans l’obscurité, il s’énervait dans son lit de ne pas réussir à s’endormir.
Il ne sait pas pourquoi mais il ouvrit l’armoire, il attrapa la robe, et il la sentit.
L’odeur de la robe le calmait, il avait l’impression que sa femme était à coté de lui.
Il disposa la robe à coté de lui du coté gauche en lui laissant son deuxième coussin.
Il se tourna vers elle, posa sa tête sur le second coussin, et il commença à s’endormir.
L’odeur de la robe calmait ses nerfs, ses inquiétudes et ses peurs.
Il avait l’impression de se retrouver dans une bulle, dans laquelle rien ne pouvait l’atteindre, il se sentait protéger.
Il ne connaissait que cette sensation que lorsqu’il s’endormait à côté de sa femme.
L’odeur de sa femme revenait à ses narines, il se colla contre la robe, comme s’il voulait sentir le corps chaud de sa femme.
Soudain, il sentit des mains chaudes se promenaient sur lui, les gestes de ses mains étaient identiques aux gestes de sa femme.
Il ne voulait pas ouvrir les yeux de peur de ressentir encore cette déception de voir qu’il était tout seul.
Il ressentit la douceur d’une bouche froide contre la sienne, le mouvement des lèvres et de la langue étaient l’exacte réplique des baisers de sa femme.
Il ne cherchait plus à comprendre s’il rêvait ou si la folie l’emportait, il s’en foutait.
Ses mains osèrent répondre à ses questions en allant à la rencontre de la personne qui l’embrasait.
Ses mains touchèrent tout d’abord la robe, sûrement la robe rouge, puis elles rencontrèrent un cou et la moitié du dos.
Il savait que sa femme était là, pourtant il se sentait incapable d’ouvrir les yeux, il avait peur que ça soit un rêve.
L’odeur de sa femme lui donna envie d’enlever la robe qui le séparait de son corps nu, il l’enleva délicatement, comme si c’était une première fois.
Il resta sur le dos pendant que celle-ci venait se poser sur lui, et il en profita pour toucher le dos nu.
Il connaît le dos par cœur de sa femme, il savait parfaitement où se trouvait ses grains de beauté, et il fut surpris de constater qu’ils étaient là, toujours au même endroit.
Il ne douta même plus qu’il s’agissait de sa femme.
La serrant fort dans ses bras, comme pour lui montrer qu’il sera toujours là pour elle, il revoyait dans sa tête tous les bons moments qu’il avait pu passer avec elle, et le fait de se retrouver ensemble lui donnait envie de revivre d’autres moments encore plus beaux.
Après quelques baisers, elle lui demanda d’ouvrir les yeux, et il s’exécuta.
Le soleil était déjà levé, il se retrouvait encore seul dans son lit, il ne comprenait pas trop ce qui venait de se passer.
Il était sur de ne pas avoir rêvé, il était sur que sa femme était avec lui, alors il regarda la robe.
Elle était posée sur le côté gauche près de lui, il sentit l’odeur de sa femme sur les draps ainsi que sur sa peau.
Son rêve se trouvait être la réalité, il ne savait comment l’expliquer, mais elle avait passé la nuit avec lui grâce à cette robe.
Au lieu d’aller au travail ce matin, il ouvrit un carton où se trouvaient toutes les photos de sa femme, du mariage ou de leur rencontre.
Il passa la journée à se remémorer chaque souvenir, comme s’il avait ce besoin de se rappeler pour ne jamais oublier.
Cependant, en plein milieu de l’aprèm midi ensoleillé il dut s’arrêter car il avait rendez vous avec son psychologue.
Il avait une toute confiance en son psychologue, alors il lui raconta la nuit qu’il avait passé, il n’exclut aucun détail.
Même si son psychologue ne devait pas porter de jugement, il fut quand même assez surpris de l’historie de son patient. Il se demanda même s’il n’était pas entrain de devenir fou, car comme il devait prendre des antidépresseurs, cela pouvait jouer sur son psychisme.
Cependant, il ne lui en parla pas de peur de le fermer à toute discussion, alors il lui posa quelques questions sur ses ressentis pour analyser la porté de l’évènement.
Il lui avoua qu’il n’avait jamais autant heureux depuis le décès de sa femme, il avait l’impression de revivre à nouveau.
Après la consultation, il retourna chez lui et continua l’éveil de ses souvenirs.
La nuit finit par tomber, il ne mangea pas, il préféra se coucher pour être près de la robe.
Il ferma les yeux, s’installa sur le ventre et laissa la fatigue faire son travail.
Il sentit une main sur son dos descendre de plus en plus bas en le griffant tout doucement, il frissonna de tout son être.
Il se retourna pour que la petite main puisse s’attarder sur le torse et les autres parties de son corps.
Il sentit la tête de sa femme se poser contre le creu de son cou avec ses cheveux qui tombent sur son torse.
Il sourit des bisous et des suçons qu’elle s’amusait à lui faire pendant qu’i lui caressait les cheveux.
Pendant ces actes de tendresse, elle prit un malin plaisir à le griffer entre ses jambes et au bout de quelques minutes, il se jeta sur elle.
Comme la nuit dernière, elle lui demanda d’ouvrir les yeux et de l’embrasser, il s’exécuta à nouveau.
Il fut attristé de voir encore qu’il était tout seul dans son lit, il eut peur d’avoir rêve, mais lorsqu’il vit les marques à ses jambes, il ne douta plus que c’était un rêve.
Sa vie prit un nouveau tournant, il arrêta de travail, il mangeait de moins en moins, et il décida de mettre terme à ses consultations chez son psy.
Il passait ses journées à rester sur son lit à attendre que la nuit tombe pour retrouver la femme qu’il aime.
Il adorait toutes les nuits qu’il passait au près d’elle, même s’il ne pouvait pas ouvrir les yeux, il appréciait que ça se déroule comme ça.
Ses mains, ses cheveux, sa bouche, ses baisers, et son corps lui avaient tellement manqué, parce qu’il n’aimait qu’elle.
Il avait oublié la tranquillité que lui conférait ses bras ou la sensation singulière de ses caresses.
Chaque nuit était une nuit de douceur, où les corps se mettent à danser sous les draps, mais chaque réveil est toujours le même.
Il se sentait de plus en plus fatigué, donc la journée il s’endormait pour rattraper ses heures de sommeil perdues. Il espérait qu’elle vienne le rejoindre dans son lit pour le bercer de miles baisers, mais il dormait seul comme avant.
Cependant, il passa plusieurs nuits de rêve avec celle qu’il aimait de tout son être.
Un soir, il se coucha comme chaque soir à côté de la robe, il attendait avec impatience qu’elle vienne se poser contre lui.
La nuit se déroula comme toutes les autres, elle lui demanda d’ouvrir les yeux, mais il refusa pour une fois.
Elle le supplia d’ouvrir ses yeux, mais il ne céda pas, il voulait la garder encore un peu avec lui. Elle se mit à crier et réclama qu’il ouvre les yeux. Par peur, il ouvrit les yeux, il faisait toujours nuit, et il vit sa femme, ses yeux, sa bouche, ses cheveux, son visage.
Elle était toujours aussi belle, mais il se passa quelque chose de terrible.
Son visage s’effaçait pour devenir de la poussière, il lui tenait sa main, mais cette main disparaissait comme le reste de tout son corps
Elle lui dit avec un sourire « je t’aime » puis elle disparut.
Le jour se leva, il ne savait pas quoi penser de ce qui venait de se passer, il n’avait jamais essayé de lui parler, il voulait s’excuser de ne pas lui avoir obéi aussi rapidement que les nuits précédentes.
Il dormit toute l’après midi, lorsqu’il se réveilla, le soleil était entrain de se confondre avec la nuit.
L’obscurité s’installa sournoisement dans l’appartement, il resta allongé dans son lit, il regardait son plafond en attendant que sa femme l’accompagne dans sa nuit.
Les heures défilèrent, il restait tout seul dans son lit à se tourner dans tous les sens, il ne comprenait pas, elle devait être là, comme chaque nuit.
Il se posa contre la robe, mais pour la première fois depuis des semaines, l’odeur de sa femme avait disparu.
L’odeur de vanille, l’odeur de fraise, l’odeur de violette, l’odeur de marguerite, l’odeur d’agrume, l’odeur de noix de coco, l’odeur de rose ou de mimosa avaient entièrement disparu.
 L’odeur de la robe ne sentait plus l’odeur de sa femme, mais la sienne.
A force de rester collé à la robe, à force de passer des heures à toucher la robe, il laissa l’empreinte de son odeur sur la magnifique robe.
Il saisit la robe, il chercha toute marque d’odeur de sa femme, mais il ne sentit que son odeur.
Il se leva, il regarda son lit, il avait la sensation que la robe perdait tout son éclat, comme si elle avait décoloré.
Il s’assit du côté gauche, il passa sa main sur la robe, mais au lieu de caresser le tissu, il sentit sous ses doigts de la poussière.
La robe se changea en poussière, en quelque seconde, la si jolie robe rouge devint qu’un simple tas de poussière sur les draps blancs.
Les rayons de soleil illuminèrent uniquement le lit, Eric avait les yeux fixés sur le côté gauche, des larmes coulaient de ses yeux, il ne bougeait plus, il restait statique comme une statue.
-Pourquoi es-tu encore partie ?
Réponds moi, dis moi pourquoi tu n’es plus là ?
Nous étions si bien ensembles, si proches, si complices et si amoureux.
Je t’avais déjà perdu une fois, je ne peux l’accepter une seconde fois !
Si tu es là, si tu m’aimes, fais-moi un signe, je t’en supplie !
J’ai besoin de toi, ne me quittes pas une seconde fois. »

En s’enfermant dans un angoissant silence, il tournait sa bague de fiançaille, il voulait mettre des mots sur ses sentiments, mais il n’arrivait plus à parler.
La pleine lune éclairait le pauvre homme toujours entrain de pleurer en regardant le lit vide.
Il se leva, il regarda par la fenêtre la pleine lune et il dit :
« -Te souviens-tu de cette nuit d’été ?
Tu te rappelles de ce clair de lune ?
Le ciel était étoilé de miles astres comme tes yeux après m’avoir embrassé.
Le sable était froid sous mes pieds nus, mais tu me serrais tellement fort dans tes bras que j’oubliais le froid.
Tu te souviens alors de cette nuit où nous nous sommes amusés en écoutant les bruits des vagues et l’odeur de la marée ?
Tu sais, jamais je ne pourrais oublier, peux-tu venir me chuchoter des mots d’amour ? »
Il se tourna vers le lit, son cœur se nourrissait d’un espoir de la revoir, mais rien ne se passa.
« Tu m’as donc encore abandonné une seconde fois, je ne te comprends pas.
Je veux te rejoindre, et je te rejoindrai.
Une vie sans toi et une vie ennuyante. »
Il alla dans la cuisine, il prit une poubelle où il mit toutes les photos de sa femme et il mit le feu.
En buvant une bouteille de whisky, il rangea la robe dans son armoire et il la ferma en disant ses mots « tu m’as donné la vie, à travers toi j’ai connu tellement des moments fantastiques, je ne sais pas pourquoi cette robe et toi vous êtes liés, mais je m’en fiche. »
Il prit une chaise, la disposa devant la fenêtre, il but et avala des médicaments en même temps.
« Je veux aller voir les étoiles, je me demande comment elles sont les étoiles, je suis sur que ça doit être le paradis d’être une étoile avec toi.
Il est trop dur pour moi, il est trop dur pour mon être, il est trop dur pour mon cœur.
Pendant deux ans, je me suis levé sans pouvoir sentir ton odeur près de moi, ou pouvoir te voir encore endormi dans les draps.
Pendant deux ans, j’ai du oublié tes bras qui me serraient contre toi quand j’étais triste.
Pendant deux ans, ta douce voix a été remplacée par un silence funéraire.
Pendant deux ans, j’ai du m’habituer au fait que lorsque j’avais envie de pleurer, de parler et de me confier, tu n’étais pas là.
Tu es revenue aussi belle que le premier jour, tu m’a gardé contre toi comme avant
J’ai….j’ai..ah..j’ai la sensation que l’on me compresse la tête, mon cœur s’emballe, quelle drôle de sensation, je vais aller m’allonger un petit moment.
Je vais » et il s’écroula par terre.
 
-Bonjour, nous nous excusons de vous avoir demandé de venir, mais c’est la procédure maintenant.
-Je comprends, j’étais son psychologue, je ne pensais pas qu’il en arriverait là.
-D’après la première expertise, il est mort asphyxié à cause de la fumé toxique. Apparemment il a brûlé des documents et des photos, il n’a pas du faire attention à cause de la prise d’alcool et de médicament, mais le feu a investi son appartement.
Heureusement que les voisins ont senti l’odeur de fumer autrement ça aurait pu être très grave, hélas les pompiers n’ont pas pu le sauver.
Par contre, une chose surprenant s’est produit, l’ensemble de l’appartement est parti en fumé, néanmoins l’armoire que vous voyez là-bas, elle est comme neuve.
-Il m’en avait vaguement parlé, il se trouve qu’il l’avait acheté lors d’une brocante, vous me permettez que je puisse la voir, je vous ai apporté mes conclusions sur l’individu.
Il ouvrit l’armoire doucement, la robe rouge lui fit scintiller ses yeux, il se dit que son patient n’avait donc pas menti et il voulu vérifier quelque chose.
Sa main gauche se dirigea vers elle, en la touchant un frisson lui parcourut tout son être et lui rappela quelque chose.
-Vous allez bien ? Vous devez sûrement pleurer à cause de fumé
-Oui, ça doit être ça… répondit le psychologue en séchant ces larmes.

Quelques jours après, on le retrouva mort dans son cabinet.
 
 
 
par The_Wheel_Of_Fortune publié dans : Ecriture : Nouvelles Fantastiques
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Vendredi 28 mars 2008

 


L'ombre de la 28ième

 

« 
- Papy, papy racontes nous une petite histoire.
- Oui papy, tu dois nous raconter une de tes histoires.
-Mes petits-enfants, il se fait bien tard pour vous conter une histoire, mais cela vous fait plaisir et de vous faire attendre patiemment les cadeaux du Père Noël.
Mettez-vous au lit, je viendrai uniquement si vous êtes sages. »
Le vieux grand-père avait l'habitude à chaque Noël de raconter une de ses histoires à ses deux petits-enfants, c'était une sorte de tradition.

« 
-Papy, nous sommes dans notre lit !
Tu peux venir !
-J'arrive, mes vieux os se déplacent à la vitesse de mes craquements.
Cette année, je vais innover dans le registre de mon récit et aussi dans l'atmosphère.
Vous allez fermer les yeux, et éteindre vos lampes de chevet.
Pour ma part, je vais éteindre la lumière principale, et je vous raconterai mon histoire. »
Les deux enfants obéirent, après avoir éteint la lumière le grand-père prit une chaise et s'assit au milieu de la pièce.
-Si ma mémoire ne me joue pas des tours, je crois que c'était en 2008.
A cette époque, j'étais jeune, musclé, séduisant et avec toutes mes dents.
Maintenant, je ressemble à une patate desséchée qui est restée trop longtemps sous un meuble d'une cuisine.
-Papy, ton histoire, ronchonna le petit Nicolas sous son drap
Pardon, je digresse, j'étais en terminal, l'année scolaire se déroulait relativement bien, sauf qu'un événement bascula ma vie.
La mort de mon père.
Je mettais éloigné des personnes de ma classe, car j'avais besoin de calme, un besoin de me retrouver, même si cela devait être dans la solitude.
J'ai réussi à reconstruire ma bulle tant bien que mal.

Un jour banal de lycée, j'ai découvert quelque chose, dont je m'en souviendrai toujours.
J'avais cours de sport, je prenais mon temps à me changer, à ranger mes affaires et à me préparer pour jouer au volley.
Je sortais du vestiaire des garçons en trainant des pieds, j'étais perdu dans mes pensées lorsque soudainement j'entendis des pleures provenant des vestiaires des filles.
Au début, je n'y fis pas grande attention, je continuais mon chemin, mais lorsque j'entendis le bruit d'un corps qui tombe sur le sol, je retournais sur mes pas et j'entrais dans les vestiaires des filles.
Personne, aucunes filles, je ne voyais uniquement leurs affaires, sacs, sous-vêtements et j'en passe.
Mes yeux se contredisaient avec mes oreilles, j'entendais des pleures mais je ne voyais personne.
Je me demandais si je ne commençais pas à entendre des voix comme Jeanne D'Arc mais tant que je ne finissais pas comme elle.
Je me fis sourire à cette pensée, j'allais sortir des vestiaires lorsque j'entendis la douche fonctionner.
Je m'excusais d'être rentré, mais j'entendais toujours ces pleures, j'avançai vers les douches un peu inquiet de savoir ce que j'allais voir.
Je prévenais que j'allais venir, je mis mes mains devant mes yeux pour éviter de passer pour un voyeur.
Je demandais ce qui se passait, si elle avait besoin de quelque chose, ou de quelqu'un.
Aucune réponse, je décidai d'ouvrir les yeux et le spectacle qui se déroula me laissa de froid.

La douche marchait, mais personne n'était dessous, j'étais sur d'avoir entendu des pleures dans les douches, mais personne, personne n'était là.
Je supposai que c'était une blague, très bien ficelée, alors je décidai de quitter les vestiaires, lorsqu'une voix m'arrêta.
-Pars donc, encore un qui part, dit une voix tremblante
Je me retournai, personne n'était là, une inquiétude virulente monta en moi.
-Qui a dis ça ? demandai je
-Moi, oui moi, la fille sous la douche, mais pars, me répondit la même voix
C'était impossible, je ne voyais personne alors que l'on était entrain de me parler.
-C'est une blague, c'est ça ? demandai je
-Oui...c'est une blague, regarde un peu, je vais allumer toutes les douches et tu vas te mettre à courir, dit elle en soupirant
En effet, toutes les douches s'allumèrent les unes après les autres et là je me mis vraiment à paniquer.

Je ne comprenais pas ce qui se passait, toutes les douches déversaient de l'eau chaude se glissant un peu partout dans la pièce.
J'aurais pu me mettre à courir, prendre la fuite sans me retourner, mais une partie de moi voulait comprendre.
Comprendre quoi ?
Les douches pouvaient être automatiques ?
Ou alors mon manque de sommeil me jouait des tours ?
Que se passait-il donc dans ma tête ?
Soudainement, je sentis quelque chose me flotter à côté de moi, je ressentis un léger courant d'air qui me fit frissonner.
-Comme il est étrange, tu es la première personne à ne pas s'enfuir, pourtant tu feras comme les autres.
- MAIS QUI ES-TU, criai-je d'un ton sec
-Je suis la fille qui se trouve juste devant toi et qui te sourit, mais tu ne peux pas me voir
Pour me rassurer, mes deux bras armées de mes deux mains essayèrent de toucher ce que les yeux m'empêchaient de voir.
A mon grand étonnement, mes mains se heurtèrent à un semblant de corps chaud, elles reconnurent ce qui pouvait être des épaules et des bras.
J'eus un bref moment de recul, comme si mon corps avait pris peur, j'aurais pu déserté.
Pourtant, mes mains continuaient à faire des fouilles pour être sur de reconnaître un semblant de « corps humain ».

Mon exploration dura quelque instant car mon torse sentit la pression violente de deux mains qui me projeta dans les douches.
Comme il se trouvait qu'il y avait de l'eau, je me mis à glisser et je me retrouvai en une seconde  par terre.
Je ne sais pas trop combien de temps je suis resté sur le carrelage humide, je me relevai doucement en râlant du fait que j'étais entièrement mouillé.
J'étais enfin debout lorsque j'entendis que la porte s'ouvrit et que des voix féminines se firent entendre.
Je savais que je me retrouvais dans une drôle de situation, car j'étais seul dans le vestiaire des filles, et qu'elles allaient vite se rendre compte que j'étais là.
-Bon les filles je vais prendre ma douche, dit une d'elles
-J'arrive aussi, enchaina une autre
Mon cœur s'affola, comment j'allais me sortir de cette situation ?
Trop tard, j'étais fait comme un rat, deux filles nues se trouvaient devant moi.
-Mais qu'est que tu fou là ! dit la plus nues des deux
-Tu n'as pas honte de nous espionner ! cria la plus énervée
-Non, je ne vous espionne pas, cela n'a rien avoir !
J'ai entendu du bruit et ....
-Dégage de suite ! s'énerva la plus dénudés
En quelques insultes et quelques vacheries, j'étais exclu des vestiaires des filles.
Cet accident fit le tour de la classe en me laissant derrière moi une réputation de pervers et de voyeur.
Je ne cherchai pas une explication pour démentir cette réputation, mais je pense que si j'avais vraiment dis dans les moindres détails la vérité, j'aurai eu droit à une autre réputation de dingue.

L'avantage après le sport, je n'avais une heure de pause, ce qui me permettait de souffler.
M'installant dans l'herbe face au soleil, je méditais ce qui venait de m'arriver.
Comment comprendre quelque chose qui nous dépasse ?
J'aurais pu me convaincre que j'avais tout imaginé mais j'étais sur que tout était bien réel.
Mon esprit n'était pas aussi farfelu pour inventer une telle histoire.
En regardant les nuages, mes pensées s'évadèrent à travers les nuages pour tenter de comprendre cette nouvelle expérience.
 Silencieusement, une ombre s'étala sur mon visage et tout le long de mon corps jusqu'au niveau de mon bassin.
Mes yeux ne voyaient rien, le ciel était d'un bleu éclatant, aucun nuage et personne autour de moi.
-Excuses-moi pour tout à l'heure, dit la voix invisible, mais depuis un an personne n'avait réussi à m'entendre et encore moins à me toucher.
Elle, elle se tenait perpendiculaire à moi, mais pourtant personne, sauf cette ombre me protégeant des rayons du soleil.
Tu ne dois pas comprendre ce qui doit se passer, d'ailleurs moi non plus, je ne comprends pas trop.
-Tu existes vraiment ou je me suis inventé une amie imaginaire ?
-Dire que j'existe serait incorrecte sans l'être réellement.
Par contre, je ne suis pas ton amie imaginaire et ni ta conscience.
-Dans ce cas, qui es-tu ?
-Je m'appelle Marion, j'ai dix-huit ans depuis cinq jours maintenant.
Mes yeux sont d'un bleu semblable au ciel d'aujourd'hui, j'ai les cheveux châtains et mi longs. J'ai des formes comme tout le monde peut être généreuse ou non, qu'importe.
Je sais que je ne réponds pas vraiment à ta question, je vais être plus précise, je suis dans ta classe depuis l'année dernière.
Cette information me fit froid dans le dos, car la seule Marion que je connaissais étant ma classe était en ce moment même en cours.
Par ailleurs, elle était bien vivante car j'avais bu avec elle, il n'y a pas très longtemps
-Mais pourquoi, je n'arrive pas à te voir ?
-Parce que, les gens m'ont oublié et que personne n'a remarqué ma disparition.
-Je ne comprends pas ce que tu veux me dire, comment ça se fait que tu es disparue ?
-Je crois que c'est ma faute.

J'ai eu le temps de réfléchir et j'en suis arrivée à cette conclusion.
L'année dernière, mon père est décédé, je n'ai rien vu venir. J'ai appris tardivement sa maladie dans les derniers mois de sa permission.
La mort le faucha dans la nuit du dimanche au lundi sans bruit, la nouvelle de mort brisa mon sourire insouciant.
Du jour au lendemain, mon sourire a entièrement disparu de mon visage, mon univers se remplit d'une grande solitude désirée.
Je ne voulais plus que l'on me parle, qu'on vienne me voir, que l'on fasse semblant de s'intéresser à moi.
J'en avais marre d'exister et de subir les autres.
Pendant trois mois, j'ai tout fait pour que l'on m'oublie vraiment.
Débranchant Internet, cassant mon portable, répondant de manière agressive et ne laissant plus personne m'approchait et ni me touchait.
Je me suis fait plaisir de devenir une personne détestable, même si cela a du faire terriblement mal à mes amies.
Pourtant, j'avais réellement besoin de créer cette séparation, cette frontière entre moi et les autres.
Je ne regrette pas d'avoir fait ça, car maintenant je vais beaucoup mieux, je me sens complètement libre.
Je n'ai plus ces chaînes qui m'obligeaient à être attacher au sol recevant les blessures d'un monde détestable.
Comme un levé de soleil, je me suis remise à sourire mais je ne m'attendais pas à la suite des évènements...
Lorsque j'étais au lycée, je me faisais bousculer, comme si on ne me remarquait pas.
Je me suis énervée, alors je me suis criée contre celui qui m'avait bousculé, mais il ne se retourna pas, comme s'il était sourd.
En allant en cours, je voulais dire bonjour aux personnes de ma classe, mais personne ne remarqua que j'étais là.
Alors je me mis à parler pour que l'on me réponde, mais rien, aucune réponse, je brasais du vent.
Je me mis à paniquer, en voyant une de mes copines, je me dirigeai vers elle, je m'arrêtai, mais elle continua à avancer.
Elle me traversa le corps sans aucun problème, et je me mis à crier.
Quelle sensation étrange, je me sentais vraiment mal, je me demandais même si je n'étais pas entrain de rêver en plein jour.
Le premier cours débuta, j'étais assez attentive en cours et j'aimais participer.
Alors que le professeur posa une question qui laissa sans voix mes camarades, je levai ma main pour qu'il m'interroge.
Il scrutait la classe, il ne me regarda pas, alors je répondis à la question à haute voix, et rien.
Aucune réaction, j'étais devenue le fantôme de la classe.
En rentrant chez moi, je voulais absolument parler à ma mère, mais elle ne remarqua même pas que je lui parlais.
-Attends, mais ce n'est pas possible ton histoire, c'est n'importe quoi !
-Tu ne me vois pas pourtant je suis entrain de parler et même de te sourire.
-Mais ton histoire est impossible !
-Si on m'avait raconté une histoire pareille, j'aurai ri au nez de l'orateur mais quand tu le vis, tu vois les choses vraiment différemment.
J'ai fait tout pour que l'on me remarque, mais à chaque fois c'était un échec total.
A la cantine, je m'amusais même à renverser tous les pichets remplis d'eau, mais tout le monde se demandait qui avait fait ça.
Je criai haut et fort que c'était moi, mais aucune réaction.
J'ai fait toutes les bêtises imaginables en sachant que je ne pouvais pas me faire prendre, mais au bout d'un moment on se lasse.
On se rend compte que l'on a besoin des autres et que justement sans eux on n'existe pas.
Je pensais que j'allais pouvoir vivre dans mon petite monde de solitude mais en fait, je ne vivais pas, je souffrais...
Si tu savais comment ça peut me manquer d'avoir une vraie conversation avec quelqu'un.
Pouvoir rire aux larmes avec quelqu'un qui me raconte une blague pas drôle.
Pouvoir serrer quelqu'un dans mes bras pour montrer mon affection envers lui.
Honnêtement, tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureuse de pouvoir te parler et te dire tout ça.
Je sais que j'enchaine les phrases sans grand sens, mais j'avais tellement besoin de parler.
Par contre, je me demande comment il se fait que tu puisses m'entendre.
-Je ne sais pas non plus, ton histoire me laisse perplexe, mais tu es vraiment dans ma classe ?
-Ce matin, tu t'ais engueulé car tu étais entrain de dormir en plein cours.
-Mais comment tu...
-Comment je le sais ?
-Je le sais car j'étais là, je suis la seule personne à être assise au premier rang.
-Laisses moi un peu de temps pour tout comprendre et accepter que je parle avec une personne « invisible ».
-Je ne suis pas si invisible que ça, car si tu lis la liste de la classe, je suis la 28ième personne de notre classe.
Par ailleurs, si tu regardes la photo de classe, tu devrais me voir.
La sonnerie du lycée retendit, je devais aller en cours même si la conversation me donnait envie de sécher les cours.
Je demandai à Marion de revenir me voir pour que nous puisons continuer à parler.

Avant d'entrée en cours, je pris les cahiers de classe pour vérifier quelque chose.
Mon index descendit jusqu'au numéro 28, mes yeux avaient du mal à lire ce qu'ils voyaient.
Au numéro 28, je lisais Valin Marion mais il était barré, alors je demandai à des filles de ma classe si elles savaient pourquoi on l'avait barré.
Elles me répondirent qu'elles ne savaient qui s'était, qu'elle avait du arrêter les cours avant même de pouvoir commencer.
En rentrant chez moi, je m'attelai à trouver la photo de classe de l'année dernière pour mettre un visage sur le prénom de Marion.
Après avoir mi à sac mon bureau, j'inspectai ma photo de classe, et à ma grande surprise il y avait une fille que je ne connaissais pas, alors je compris que c'était Marion.

 Le lendemain, Marion vint me voir et je passai la journée à parler avec elle pour savoir le maximum de chose sur elle.
D'ailleurs, elle aussi se renseigna sur moi en me posant différente question pour comprendre pourquoi je pouvais l'entendre et lui parler.
Je passai mes journées au lycée à lui parler, à rigoler, à me confier, à passer des bons moments avec elle.
Une nouvelle amitié venait de naître même si je ne pouvais pas lui parler, mais quel plaisir de pouvoir parler avec elle.
Elle savait me rassurer, et à me faire rire si simplement.
Je crois même que j'en étais tombé amoureux mais je n'ai pas osé lui dire de peur de la faire fuir.
J'avais perdu mon père, et j'avais gagné une amie parfaite dans la même année.
Grâce à elle, je retrouvais le sourire, car je savais que j'existais pour une personne et cela me touchait vraiment.
Je me sentais bien avec elle, car même si je ne la voyais pas je ressentais une grande joie.
Je ne pouvais pas raconter ma relation à quelqu'un car l'on m'aurait ri au nez et je n'avais pas envie de devoir me justifier et de prouver que je ne mentais pas.

Un jour, on parlait encore de chose et d'autres en regardant les nuages dans le ciel, je sentis sa main prendre la mienne, je n'osai rien dire mais j'appréciai son petit geste d'attention.
Ma tête se tourna vers elle et je la vis.
Marion, elle était devant moi, en chaire et en os, elle était semblable à la photo de classe et à la description qu'elle m'avait faite d'elle.
Je lui dis que je pouvais la voir mais elle me répondit que je lui racontai des blagues, donc je lui demandai de faire un signe et je lui décrirai ce signe.
Elle s'exécuta et je lui décris avec exactitude ce qu'elle faisait.
Elle fut aussi surprise que moi, et je pus apprécier son si joli sourire.
-Viens avec moi Marion, il faut voir si les autres te voient aussi.
Je courus vers le premier groupe de personne que je vis sans me poser de question.
- Excusez-moi mais vous voyez ma copine ?
Je sais que la question était très mal posée mais les mots m'avaient complètement échappés.
Ils continuaient à parler entre eux sans daigner me regarder.
-Je vous parle là !
Aucune réaction.
-Mais putain regardez-moi !
-Thomas ...
-JE VOUS PARLE LA !
- Arrêtes...
-Pourquoi ils m'ignorent !
-Thomas, tu es devenu aussi invisible aux autres...

 Le grand père s'arrêta de parler et but un petit verre d'eau.
-Papy !!! Mais comment ça se fait ?
-Mon petit Nico, il est devenu invisible car il l'avait lui aussi voulu et en restant avec Marion, il s'est entièrement coupé du monde.
C'est aussi pour ça qu'il pouvait la voir.
-Papy mais ils sont devenus quoi ?
-Quand il comprit la situation, il décida de s'en accommoder tant bien que mal, mais comme il n'était pas seul, il était rassuré.
Ils restèrent ensemble tout le long de leur vie, car en fait ils tombèrent amoureux l'un de l'autre et ils créèrent leur petit bonheur.
Il se fait tard, on dort, donc vous fermez vos petits yeux et à demain matin.
Les petits enfants s'endormirent en rêvant de toutes les bêtises imaginables en étant invisibles.

Le vieux papy monta les escaliers difficilement, se déshabilla, mit son pyjama et se coucha au près de sa femme.
-Alors que leur as-tu raconté comme histoire cette année? demanda une voix toute douce
-Je leur ai raconté notre Histoire Marion, notre magnifique Histoire, répondit le Papy avec un sourire de nostalgie.
-Les propriétaires vont bientôt rentrés, il faudrait que j'aille éteindre toutes les lumières.
-A quoi ça sert, nous sommes tous invisibles, ils ne savent même pas que nous existons, dit Marion
-Invisible pour les autres, mais visible pour notre famille. 

 

 

  

 

  

 

 

 

 

par The_Wheel_Of_Fortune publié dans : Ecriture : Nouvelles Fantastiques
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Mardi 15 avril 2008

 


Sensation étrange

 

Il y a des jours où rien ne se passe comme nous l'aimerions.
Il y a des jours où nous aimerions ne pas nous lever, car nous savons à l'avance que cette journée sera dramatique.
Je n'oublierai jamais cette journée même si les années ont passé depuis cet évènement.
Je peux qualifier cette journée sans exagération que c'était une véritable journée de merde !
Je m'étais levé avec une légère pointe au cœur, je sentais en moi une douleur invisible.
Je pensais tout d'abord que j'étais tout simplement malade, mais en fait je me rendis compte qu'il s'agissait uniquement d'une impression.
Je pris une douche très chaude pour faire quitter le brouillard arasant ma tête, mais rien ne changea.
Impossible de me sentir réellement bien, alors que j'avais passé une nuit agréable, que signifiait donc cette silencieuse angoisse ?
Dans le bus, je fermais les yeux et j'écoutais de la musique pour m'évader.
Cependant, je n'arrivais pas à me changer les idées, j'étais trop inquiet intérieurement.

 Toute la journée, j'eus cette sensation de ne plus être moi, j'étais présent en cours mais sans être vraiment là.
Mon corps bougeait de lui-même comme s'il avait pris son indépendance.
J'étais devenu un simple automate qui ne sait plus quoi faire.
Lorsque j'entrais chez moi, je me sentais incapable de bosser alors que j'avais un devoir à faire et aussi à rendre.
De plus, comme vous devez le savoir après une journée de cours inintéressante et fatigante, comment vouliez vous que je puisse bosser.
Par conséquent, armée de ma télécommande, je tirai sur l'écran pour savoir devant quelle série j'allais m'abrutir.
Perdant mes derniers neurones à comprendre une série américaine, mon téléphone portable me sortit de mon sommeil.
Je venais de recevoir un texto de ma meilleure amie qui ne m'avait pas donnée de ses nouvelles depuis deux ou trois jours.
Même si je l'ai effacé depuis, je garde en mémoire ce qu'il m'annonçait.
Quand j'eus fini de lire le texto, une fine goutte glissa sur ma joue, traversant ma bouche et tomba sur le sol.
Relisant le message pour être certain de ce que j'ai lu, les mots étaient toujours les mêmes et la blessure qu'ils engendrèrent en moi ne cicatrisa pas.
Je regardais droit devant moi comme si mes yeux avaient eu la capacité de travers la nuit et de m'amener vers elle.
Je voulais m'enfuir pour la rejoindre, mais c'était impossible.
De plus, il m'était impossible physiquement de la rejoindre, car elle n'habitait pas dans la même région que moi.
Je ne m'étais jamais senti aussi faible que ce jour-là.
Je savais que je n'aurais rien pu faire, mais j'aurais tant aimé être présent pour elle...
Une partie de moi venait de sombrer dans un monde de peine et de souffrance.
Je ne le souhaite à personne car c'est tellement nuisible...
Je me demandais ce qu'il avait bien pu lui traverser la tête, son geste était incompréhensible pourtant il ne pouvait pas être condamnable.
Je me condamnais en tant que son ami car je n'avais pas su la protéger.
Je n'ai strictement rien vu venir car que je me devais d'être là pour elle, lui remonter le moral comme elle savait si bien le faire.
Depuis que je la connais, elle a toujours été là pour moi, apportant sa joie, ses conseilles et sa plus belle amitié.
Je la voyais comme un papillon magnifique et éternel ne pouvant qu'amener un arc en ciel en battant des ailes ou le soleil brillant.
J'avais omis qu'un papillon est éphémère et qu'ils meurent eux aussi...
Tu dois te remettre à voler pour charmer ce monde qui manque de couleur.
Durante toute la soirée, mes pensées voyagèrent dans un monde où je revoyais toutes les choses que j'avais pu vivre avec elle.
La fatigue me plongea dans mon lit et mes yeux se remplirent d'obscurité.

 Je me trouvais devant un grand hôpital, j'entrai en admirant l'architecture grandissime. Marchant au hasard dans les couloirs, je me tenais devant une porte, je l'ouvris et je la vis.
Ma tendre amie était allongée dans son lit, une machine respiratoire lui permettait de continue à vivre, comme les autres tuyaux qui rentraient dans sa peau.
J'avançai, pris un siège et s'assis au bord du lit.
Je saisissais la petite main et la serra tendrement.
Je lui parlai, les mots s'enchainaient les un aux autres comme une douce mélodie.

 Dis-moi papillon, pourquoi es-tu donc partie ?
De quel droit, tu t'envoles sans me dire pourquoi et où tu vas ?
Joli papillon, dis moi ce qui se passe ?
Magnifique papillon qu'est qui te fait peur ?
Le ciel t'attire tant que ça ?
Mes pensées s'envahirent d'image et de son que seulement elle et moi pouvions comprendre.
Une mélancolie m'envahit, m'enfermant dans une spirale infernale, mais d'un autre coté je me rappelais de certain souvenir que j'avais totalement oublié.
Pourtant je les avais gardé en moi depuis le début et j'étais incapable de m'en souvenir jusqu'à maintenant.
Les souvenirs sont des cases enfouis en nous qui ne réclame qu'à être ouverte par une clé du passé.
Fuyant le monde dans les rêves, les nuits se ressemblent et mes rêves aussi.

 Je me vois toujours dans le même hôpital, le décor n'a pas changé, je me promène malgré moi dans les couloirs et je me retrouve encore en face à cette porte.
Un siège m'attend face à son lit, elle reste encore allongée avec des tuyaux qui lui permettent de vivre.
Son visage est toujours aussi parfait, on dirait un ange qui dort paisiblement.
Je m'assoie et je lui parle, je sais parfaitement ce que je dis sur le moment pourtant lorsque je me réveille, j'oublie tout.
Chaque nuit, je fais le même rêve, aucun détail ne change, sauf que je lui dis de plus en plus de choses.
Je voudrais réveiller ce petit ange, mais c'est impossible.
Chaque réveil est frustrant, car je désirai la réveiller, néanmoins mon moi ne faisait rien.

Je fais encore le même parcourt, je me retrouve à lui parler, mais cette fois-ci c'est totalement différent.
Je lui fais un monologue sur mon affection envers elle, je lui tiens la main, je me lève et je sens une main qui me serre.
Je me retourne, je vois ses yeux bleus claires me regardant pleins de larmes.
Elle me sourit en me serrant la main, et je me sens heureux.

 Je me réveille instantanément, je me demandais si ce n'était pas l'heure d'aller au lycée et que mon rêve était vraiment étrange.
Je regardais ma montre, il était à peu près 5h47 du matin, je pouvais encore dormir.
Allongé dans mon lit, je pensais à mon rêve qui m'inspirait un profond soulagement mais ce n'était qu'un simple rêve.
Toute la journée, j'avais terriblement envie que mon rêve devienne réel.
Dans la matinée, je reçus un texto de sa cousine qui m'annonça qu'elle s'était réveillée à partir de 5h45 du matin et qu'elle était plutôt en bonne santé.
Je me sentais réellement mieux, le papillon venait de fuir l'obscurité pour revenir dans la lumière.

 Quelques mois après, je lui parlais de mon rêver et à ma grande surprise, elle me confia qu'elle avait vu aussi dans son rêve à son réveil.
C'est vraiment une sensation étrange.
Les rêves sont vraiment étonnants et incompréhensible.
Je suis incapable d'expliquer aujourd'hui ce qui s'est vraiment passé mais en tout cas c'est pas commun.
Tu es ma perfection, peut être que c'est l'explication à tout.

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par The_Wheel_Of_Fortune publié dans : Ecriture : Nouvelles Fantastiques
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Dimanche 4 mai 2008


Le mystère des rêves

-Non ! Non ! Non ! hurla-t-elle en courant, je vous en supplie !
-Cours, cours, si jeune brebis égarée de son pâturage, as-tu si peur de mourir ? rigola un homme plongé dans l'ombre une ruelle

La femme courrait aussi que les jambes lui permettaient, tournant au coin des ruelles sans savoir où elle se dirigeait.
Son instinct avait pris le contrôle de ses choix, et elle se retrouva dans une impace.
On aurait dit une petite souris grise prise dans une pièce, le labyrinthe de la vie l'avait conduit à se retrouver prisonnière.
Elle ne savait plus où allait. Elle était bien trop petite et trop faible pour passer le mur de séparation lui permettant de sauver sa vie.
Elle aurait très bien pu se cacher, sauf que rien ne lui permettait de se fondre dans le décor. Elle pensa à revenir sur ses pas, mais si l'homme vêtu d'un long manteau noir et caché son visage à l'aide d'un chapeau circulaire noir.
La petite souris était définitivement piégée par un monstrueux chat noir qui ne lui laisserait aucune chance, la mort serait son châtiment.
-Brebis, dis moi, tu te serais perdue ?
Tu t'es arrêtée de courir, je viens à toi avec plaisir.

La petite souris s'était mise en boule, pétrifié par la peur, elle ne pouvait plus bouger, même si ses pensées lui disaient de s'enfuir, de se défendre et de réagir.
Une ombre l'engloba, celle-ci dominait la sienne, c'était terminé pour elle.
L'homme se tient devant elle en sortant un long couteau de son manteau.
Elle scintilla dans la nuit obscure, on pouvait voir les yeux en pleure de la pauvre demoiselle.
Au fond d'elle, elle espérait qu'une personne lui vienne en aide, pourtant personne ne viendra.
Elle pensa à sa vie, à ses rêves, et elle regretta de ne pas avoir réalisé certaines choses et avant même qu'elle puisse avoir un pincement de nostalgie, le couteau lui perça le ventre avec une grande violence.
Certains de ses organes furent transpercés, elle cria jusqu'à ce que le sang s'infiltre dans ses poumons.
Son corps s'étala par terre, un dernier souffle lui vint, elle cracha du sang, ses yeux se fermèrent, la vie s'en était allée à côté d'une poubelle et des rats qui mangeaient.
L'homme partit en laissant quelques gouttelettes de sang tomber derrière ses pas.

Josh se réveilla d'un coup net dans son lit, il avait des sueurs froides qui lui traversaient l'ensemble de son corps. Ses mains et ses jambes tremblées, il se toucha le ventre comme si c'était lui qui venait de recevoir les coups de couteaux.
Il alla dans sa salle de bain qui se trouvait à quelques pas de son lit.
Il enleva son boxer, alluma sa douche, il se sentait un petit peu mieux sauf quand il fermait les yeux, il revoyait des petites séquences de son rêve.

BIP........BIP..............BIP.......................BIP
-Docteur Smith, je m'excuse de vous déranger, mais un jeune home vous réclame.
-Dites-lui de prendre un rendez-vous pour demain, car je vais rentrer chez moi.
-Je lui ai dis Madame, mais il refuse, il a l'air d'avoir besoin d'être écouté.
-Bon, faites le rentrer, vous pouvez rentrer chez vous, je fermerai tout.
-Merci Docteur Smith, je vous l'envoie maintenant, je vous souhaite une bonne soirée.

Josh entra dans la pièce très peu éclairé, on pouvait remarquer une vaste bibliothèque avec des livres de psychanalystes.
Il s'assit devant la femme fatigué par une longue journée de travail, mais elle resta attentive aux dires de ce jeune homme inquiet.
-Vous vouliez me voir ? demanda-t-elle avec un sourire accueillant.
-Je devais absolument vous parler, je ne vais plus vers qui me tournait.
Je marche tous les soirs dans l'espoir de ne pas le voir, je sais bien que vous ne comprenez pas mais j'ai besoin que vous m'écoutiez attentivement.
-Quel est votre problème réellement ?
-Croyez-vous à la voyance ou la prédiction de l'avenir ?
-Disons que pour moi, je ne suis pas certaine de la vérité de la voyance, c'est juste une analyse du comportement humain.
Je ne crois pas au destin, c'est mon avis, je préfère me baser sur des faits concrets.
Pourtant, j'avoue que ceux qui arrivent vraiment à prédire l'avenir, je ne peux l'expliquer.
Je suis ouverte d'esprit.
-Je sais que vous n'allez pas me croire, mais je crois pouvoir prédire les futurs victimes du tueur invisible, le serial killer qui ne laisse aucun trace de son passage à par une victime.
Je crois être relié à lui, je ne sais pas comment l'expliquer...
-Que voulez-vous dire par être relié ?
Vous vous identifiez à lui ? Vous ressentez les mêmes pulsions meurtrières ? Ou vous aimeriez être lui ?
-RIEN A VOIR ! s'énerva-t-il
Lorsque je dors, je le vois, je vois ce qu'il fait, je ressens son plaisir à piéger et surtout à tuer.
J'entends les phrases horribles qu'il prononce avant de tuer.
Je perçois son couteau qui va à la rencontrer des corps et qui fait un petit chemin avant de ressortir ensanglanté.
-Attendez-vous être entrain de me dire en gros que vous voyez ses meurtres dans vos rêves ?
-Je n'ai pas l'impression de le voir vraiment, j'ai surtout l'impression d'être en lui, d'être lui...
Tout à commencé, il y a de ça 3 mois.
Une nuit, je me suis réveillé en sur saut dans mon lit, j'avais fait un terrible cauchemar qui m'a empêché de me rendormir. Au début, je croyais que c'était un simple cauchemar mais lorsque je l'ai lu le journal le lendemain j'ai vite compris que ce n'était pas uniquement un rêve.
En effet, il y avait un article décrivant ce qui avait pu se passer, puis en dessous il y avait le visage de la jeune demoiselle.
C'était la même que dans mon rêve !
Je ne savais pas quoi penser, je me sentais mal intérieurement...
Heureusement que ma copine passait la semaine chez moi, comme mes parents partaient en voyage, je pouvais profiter avec elle de ma maison.
Je pensais que la semaine se passerait bien, mais je me suis trompé...
Nous étions dans mon lit, nous venions de faire l'amour, on se posa l'un contre l'autre silencieusement.
Je m'endormis dans ses bras chauds, mes yeux se fermèrent d'eux-mêmes et elle berça contre elle.
J'entamai dans les bras de mon doux amour le début d'un voyage au enfer....
Je voyais une dame de service qui lavait le couloir en écoutant de la musique à l'aide de son mp3 attaché à une ceinture.
J'avançai à la manière d'un léopard qui se prépare à bondir sur sa proie.
Je me tenais devant elle, je soufflai tout doucement dans ses cheveux et elle se retourna.
Je tenais déjà la main le couteau, en me voyant elle hurla et s'enfuit loin de moi.
Je marchai lentement, je la poursuivais sans me dépêcher et mes yeux la voyaient toujours.
Elle se retrouva bloquée, car en courant au hasard, elle pensa s'enfuir par une sortie de secours. Pourtant lorsqu'elle se retrouva devant elle, elle ne s'ouvra pas.
Il se trouve que les portes de secours sont fermées le soir pour éviter que l'on puisse rentrer.
J'étais enfin devant elle, en un éclair le couteau dessina une ligne verticale sur le corps de la pauvre femme.
Comme une bête blessée, le carnivore que j'étais, la tua au sol.
Mes yeux s'ouvrirent sur cette scène finale, je vis ma copine en face de moi littéralement terrorisé.
Elle prit ses affaires et déserta ma chambre en me lançant des insultes.
Je ne sais pas trop ce qui avait pu se passer, mais en tout cas elle refusa de m'en parler et de me reparler.

Pendant qu'il racontait son histoire, la psychiatre méfiante, saisit un coup papier se trouvant dans l'un de ses trois tiroirs.
Sa méfiance venait du fait de l'utilisation de la première personne et qu'il narrait son histoire en bougeant n'importe comment comme un électron libre et instable.
-Vous vous voyez tuer la personne ou vous êtes un simple spectateur ?
-Je vous le dis ! Je suis ses yeux ! Je vois à travers ses yeux !
Je n'arrivais pas à sortir de ce rêve, il m'oblige à regarder !
Je sens en moi le plaisir qu'il a de piégé ses victimes !
Lorsqu'il voit le sang couler, il a l'impression que rien ne pourrait l'atteindre !
J'ai du fuir ma famille et mes amis pour éviter d'avoir d'autres crises devant eux.
Je me suis retrouvais livrer à moi moi-même pour me protéger et protéger les autres.
Je n'ai plus eu de ces visions d'horreur, mais elles sont revenues la semaine dernière
J'ai peur d'être responsable du troisième meurtre...
-Pouvez-vous me dire pourquoi vous me dites ça ? demanda-t-elle en serrant fortement le coup papier comme si sa vie dépendait de lui.
-Je dormais dans la voiture quand je compris que cette fois-ci tout allait être différent.
Ses yeux observaient dans la nuit une maison blanche et un jardin impeccable.
Il traversa le terrain pour se retrouver derrière, une porte l'empêchait d'entrer dans la maison, mais en bousculant des pierres à côté d'un nain de jardin, il trouva une clé.
Il se faufila dans la maison, il se tint devant une porte entre ouverte.
Il regardait ka chambre, il voyait un lit collé contre un mur submergé de poster.
Cette maison, cette cachette, cette chambre et cette fille qu'il regardait, je savais où c'était !
Mon ex-copine serait la prochaine à mourir !
Je ne pouvais pas me réveiller !
Même si le temps avait passé, j'avais toujours des sentiments envers elle, pourquoi elle ?
Il ne pouvait pas lui faire la même chose à d'autres !
Elle le vit grâce à son écran d'ordinateur et elle se retourna.
A la différence des autres filles, je savais qu'elle allait se défendre car elle n'allait jamais se laisser faire !
Elle lui jeta son clavier et profita pour s'enfuir, j'avais de l'espoir pour elle.
Cependant, elle reçut un coup de couteau qui lui entailla profondément le ventre.
Sa main plaquée sur sa blessure, elle marcha aussi vite qu'elle pouvait vers la porte d'entrée.
Elle n'arrivait plus à émettre un seul son, car la douleur bloquait sa bouche.
Il marcha après elle lentement, on aurait pu croire qu'il était devenu un serpent.
Ondulant, fixant sa proie, il savait que tout serait bientôt fini.
Cependant, elle alla dans sa cuisine, ouvrit un tiroir où étaient rangés les couteaux.
Mon espoir fut alimenté lorsqu'elle se retourna avec un couteau, elle allait le tuer !
Je savais bien qu'elle allait se battre pour vivre, elle était trop forte, trop maline pour lui donner sa vie à un monstre !
Le couteau tomba, et un corps en fit de même sur les carreaux froids de la cuisine, elle était morte...
Je me réveillais enfin avec les larmes aux yeux coulant sur mon visage brisé.
Elle était morte, morte par ma faute...
Je m'énervai contre moi, je frappai la vitre de ma voiture avec toute la rage qu'il m'inspirait.
Par ma faute, elle était morte, car je compris que si je pouvais le voir, pourquoi ne pourrait il pas me voir à son tour ?
Il l'a tué pour me torturer, il voulait s'amuser avec moi, il avait trouvé une autre façon de faire souffrir.
Une torture mentale, je ne pouvais rien faire à part voir ce spectacle morbide !
Je le méprise plus que tout au monde, il n'avait pas le droit de prendre sa vie !
A partir de ce jour là, je me suis juré que plus jamais il pourra tuer quelqu'un.
-Comment pourriez-vous le sauver ?
-Avec ceci, répondit-il en montrant un 9mn noir, il ne vous tuera pas, je vous le jure !
-Me tuer ? reprit-elle
-Je vous ai vu dans un rêve, je sais qu'il voudra vous tuer ce soir, mais ne vous inquiétez pas.